Faut-il encore faire confiance aux moteurs PureTech en 2025 ? Alors que leur réputation divise, certains modèles tirent clairement leur épingle du jeu. Fiabilité, bon plan sur le marché de l’occasion, maintenance décisive… Voici ce que vous devez vraiment savoir avant d’acheter ou de garder un véhicule équipé d’une motorisation PureTech.
Pourquoi les moteurs PureTech posent question
Depuis plusieurs années, les blocs moteurs PureTech développés par Stellantis font débat parmi les automobilistes français. Ce sont surtout les moteurs 1.2L à trois cylindres turbocompressés qui cristallisent les inquiétudes.
Problèmes de courroie de distribution, surconsommation d’huile, ou encore défaillances électroniques ont entaché leur image. Pourtant, toutes les versions ne sont pas concernées, et certaines ont nettement corrigé le tir grâce à des modifications techniques.
Un bon plan caché sur le marché de l’occasion
En raison de cette image incertaine, même les versions PureTech réputées fiables subissent une forte décote sur le marché de seconde main. Résultat ? Pour les acheteurs avertis, c’est une occasion en or.
Mais attention : pour faire le bon choix, il faut adopter une stratégie rigoureuse :
- Demandez toujours un carnet d’entretien complet
- Vérifiez que tous les rappels constructeur ont bien été faits
- Contrôlez le remplacement de la courroie de distribution aux intervalles recommandés
- Méfiez-vous des tarifs trop bas, qui cachent souvent des défauts mécaniques majeurs
Pour les moteurs 1.2L PureTech, il est vivement conseillé de se concentrer sur les modèles sortis après 2022. Ces dernières versions intègrent en effet des correctifs cruciaux, notamment sur la courroie et la pompe à eau.
La clé : une maintenance rigoureuse
La fiabilité d’un moteur PureTech dépend autant de sa conception que de son entretien. Les données issues des centres agréés Stellantis sont formelles : les moteurs suivis dans le réseau officiel présentent quatre fois moins de pannes graves que ceux entretenus ailleurs.
Voici les 3 gestes d’entretien essentiels à respecter :
- Inspecter visuellement la courroie tous les 20 000 km et la changer dès le moindre signe d’usure
- Utiliser une huile moteur strictement conforme aux préconisations du constructeur
- Réaliser un nettoyage annuel des capteurs, comme recommandé par les experts
Appliquées correctement, ces précautions réduisent considérablement les risques, même sur les modèles initialement jugés plus fragiles.
Focus sur les moteurs PureTech réellement fiables
Contrairement aux idées reçues, toutes les motorisations PureTech ne se valent pas. Si le 1.2L a connu de nombreux ratés, le 1.6L THP s’en tire bien mieux.
Doté d’une chaîne de distribution (moins problématique qu’une courroie), ce bloc offre une mécanique plus robuste sur la durée.
Depuis 2020, les données internes Stellantis montrent un taux de panne mécanique inférieur à 0,8% pour ce moteur, un score qui rivalise avec les meilleurs constructeurs japonais.
| Véhicule | Motorisation | Niveau de fiabilité | Avantages |
|---|---|---|---|
| DS7 Crossback | 1.6 THP 225 | Excellent | Couple élevé, design, performances |
| Peugeot 5008 II | 1.6 THP 180 | Très bon | Spacieux, sobre à l’usage |
| Citroën C5 Aircross | 1.6 THP 180 | Très bon | Grand confort, entretien abordable |
Des rappels préventifs renforcés pour le bloc 1.2L
Pour les modèles déjà en circulation équipés du 1.2L PureTech, Stellantis a lancé un large programme de rappel technique. Près de 220 000 véhicules concernés ont pu bénéficier :
- du remplacement gratuit de la courroie à risques
- d’un suivi renforcé dans les ateliers agréés
Les experts estiment que la maintenance préventive effectuée avant les 80 000 km diminue très nettement le risque de panne sérieuse.
Des améliorations techniques en 2025
Bonne nouvelle : depuis peu, Stellantis modernise sa gamme moteur pour corriger les failles du passé. En 2025, les nouvelles générations intègrent des avancées importantes :
- Meilleure lubrification pour limiter l’usure
- Systèmes de refroidissement optimisés pour éviter les surchauffes
Le constructeur accompagne aussi les propriétaires avec un programme d’assistance étendu. Résultat : 95% des problèmes critiques déjà identifiés ont pu être résolus.
Alors, peut-on encore miser sur le PureTech ?
Oui, à condition de bien choisir et d’entretenir sérieusement. Tous les moteurs PureTech ne sont pas à bannir. Certains blocs récents, comme le 1.6 THP, offrent puissance, sobriété et solidité.
Avec un entretien rigoureux et un historique clair, même le 1.2 peut désormais convenir pour une utilisation durable. Dans un contexte où l’efficience énergétique devient indispensable, la gamme PureTech conserve des atouts réels.




